Vidéo
J'ai cherché longtemps sur internet mais je n'ai rien trouvé sur le musée des arts kanaks en Nouvelle Calédonie. Peu d'article parle de cet art alors je me lance aujourd'hui sans prétention … Au gré de mes recherches j'ai mis bout à bout ce que j'ai trouvé. J'espère ne pas m'être éloigné trop de la réalité. J'ai agrémenté cet article avec quelques photos se trouvant dans l'album du même nom sur mon blog.
L'art canaque ou art kanak, désigne tous ce qui appartient à la culture des Kanaks qu'elle soit pré-coloniale ou contemporaine. Mais depuis les accords de Nouméa, il a été décidé conventionnellement que le mot "kanak" désignant "homme" soit orthographié de façon invariable. Il n'est donc plus question de l'écrire avec un "c" et encore moins de le terminer par "-que". L'art varie d'une île à l'autre, il est différent sur la Grande Terre et dans les îles Loyautés. Les principales œuvres sont des sculptures, des colliers mais on trouve aussi des peintures.
Les premiers habitants de la Nouvelle Calédonie qui étaient probablement les austronesiens, ancêtres des Kanaks, peuplèrent l'archipel néo-calédonien et apportèrent avec eux une une technologie artistique sophistiquée en matière de poterie. On a pu en admirer en 1999 au Musée, à Nouméa, les plus beaux vestiges retrouvés lors des fouilles effectuées sur la presqu'île de Foué, près de Koné. Puis l'art de la poterie Lapita s'éteignit pour laisser place à des ustensiles plus utilitaires. Quand les premiers navigateurs occidentaux accostèrent, quelques dix-huit siècles après le règne Lapita, ils découvrirent un peuple entouré de ce qu'ils taxèrent rapidement d'idoles païens pour mieux installer la civilisation et la religion.Comme un peu partout en Océanie, on convainquit ces autochtones de se détourner de ces images, voire de les brûler. Puis la colonisation prit le relais et l'on ne vit plus d'art kanak au grand jour. Une partie de ce patrimoine fut ramenée par des collectionneurs et les amateurs de souvenirs en Europe pour venir enrichir les collections privées et celles des grands musées. Ce qui subsista resta au secret dans les chefferies et au profond des lieux tabous. On cru alors que l'on ne parlerait plus jamais de l'art Kanak qu'au passé. Qu'il faudrait se transporter dans les musées pour en admirer. On nia longtemps l'existence de cet art et de la culture qui l'avait engendré. Jean-Marie Tjibaou remit l'histoire à l'heure et donna le signal de la réappropriation identitaire et culturelle kanak. On prononça à nouveau les termes de aé aé, de pilou, autrement qu'au passé. Au travers d'une période douloureuse, la résurgence artistique et culturelle fit son chemin, et en 1986 eut lieu la première exposition d'œuvres contemporaines kanak, organisée par l'office culturel, scientifique et technique canaque. L'on dénombrait alors une trentaine de sculpteurs. Dès lors un mouvement irréversible était en marche. L'exposition internationale De jade et de nacre, organisée sous l'égide de la Réunion des musées nationaux, donna aux vieux sages l'occasion d'évoquer le rôle d'ambassadeur des objets d'arts kanak dispersés dans le monde. On en trouve aujourd'hui un prolongement dans la case Bwénaado du centre culturel Tjibaou. En 1990, quelques femmes artistes constituèrent l'association Djinu Owa, ouvrant la voie à toute une génération de créateurs que l'on retrouva la même année dans l'exposition de sculptures contemporaines Ko Néva.
Depuis de longs; mois Guillaume me demande de faire un article sur l'escargot emblématique de l'île des pins ... pas beaucoup de motivation et finalement je me décide enfin. Voici donc le bulime que je vais tenter de vous faire découvrir.
Cet escargot présent en Nouvelle Calédonie appartient à la grande famille des Bulimulidae. Le bulime fait partie du groupe des placostylus comprenant lui même plusieurs groupes supraspécifiques : arboricoles, les Leucocharis en Nouvelle Calédonie et les Santacharis au Vanuatu. Depuis plus de deux cent ans, et encore récemment plus de 140 espèces et variétés de Placostylus ont été décrites en Nouvelle Calédonie.
Finalement après étude conchyliogique et anatomique des animaux on défini 4 espèces, Ces différentes espèces sont reparties sur l’ensemble du territoire calédonien.
Habitat et particularités des Placostylus en Nouvelle Calédonie.
Cet animal appartient à la malacofaune primaire de l’île qui recouvrait la totalité du territoire avant l’exploitation des massifs miniers et du développement de l’élevage extensif de la grande terre. En gros, on le trouve encore aujourd’hui essentiellement dans la forêt sèche et humide. On observe chez eux des variations morphologiques surtout au niveau de la coquille (taille, grosseur, couleur, et variation de l’ouverture de la coquille et du complexe palléal ). Ces variations peuvent être expliqué par des conditions atmosphériques, des biotopes différents, et des microclimats pouvant influencer des variations génétiques. Il sera donc assez difficile pour un non initié d’identifier correctement l’espèce et sa « variété ». Le Fibratus se rencontre sur l’ensemble du territoire, le Porphyrostomus dans les régions côtières et sur les îlots de la côte ouest. Le Calédonicus uniquement dans le nord et l’ Eddystonensis aux alentours de Nouméa et dans le Nord Est du territoire. C’est certainement l’espèce la plus rare et la moins connue.
Activité et vie des Bulimes dans le milieu naturel.
C’est un animal nocturne et phytophage. Il se nourrit de feuilles en décomposition ainsi que de jeunes plantes. Il a toutefois des besoins nutritionnels l’obligeant à lécher des pierres ou du corail afin de pouvoir développer correctement sa coquille (certains phénomènes de cannibalisme sur les juvéniles ont été observés dans des élevages). Il vit en règle générale sous les litières de feuilles mortes, celle-ci lui apporte une protection naturelle contre les prédateurs et lui confère une barrière anti-dissection.
Cet escargot préhistorique obtient sa maturité sexuelle entre 5 et 6 ans dans le milieu naturel il peut pondre entre 100 et 150 oeufs par saison. Malheureusement la prédation et la sélection naturelle induiront un taux très faible d’animaux arrivant à maturité. Il est unique dans le monde des Gastéropodes car il ne développe pas d’epiphragme (sauf au premier enroulement de la coquille embryonnaire) ce qui laisse supposer qu’il reste en activité tout au long de l’année même si l’on sait qu’il pourra ralentir son métabolisme en fonction des conditions climatiques. Les températures ne sont pas un facteur influent sur la croissance, par contre elles seront prépondérantes pour la reproduction. D’autres facteurs importants dans la vie de ces escargots comme la variabilité de l’hygrométrie, l’influence des photopériodes naturelles et de l’éclairement n’ont malheureusement pas été étudiées. Pourtant elles jouent un rôle prépondérant sur la croissance des juvéniles. Ces principaux prédateurs sont : l’homme par la colonisation et la destruction de son habitat naturel sans oublier sa consommation, les cochons sauvages, les rats, les corbeaux, les scolopendres etc.. L introduction en 1972 de l’ Achatina Fulica grand concurrent zoologique de celui-ci a encore contribué à sa raréfaction. Les introductions d’escargots carnivores (Euglandina rosa entre autre) non pas contribuées a stopper l’hémorragie car bien au contraire ceux-ci se sont attaqué au plus « faible » les Bulimes.
Cela faisait un long moment que je n'avais pas publié sur le blog. Manque de temps mais je crois plutôt baisse d'envie de le faire. Alors aujourd'hui je me décide enfin à produire un nouvel article. Au cours de mes plongées surtout en apnée je n'ai guerre eu la chance de pouvoir approcher de très prés ce majestueux animal. Plusieurs fois j'ai eu la chance de croiser sa route mais trop loin pour pouvoir mieux les voir. Je n'ai rien inventé dans cet article mais cela permet de mieux connaitre la raie manta.
La raie manta (Manta birostris), aussi appelée « diable des mers », est une espèce de poisson cartilagineux de la famille des Myliobatidae. Elle doit son nom au mot espagnol Mantasignifiant « couverture ». C'est la plus grande des raies. Elle peut atteindre huit mètres d'envergure et deux tonnes. Elle vit dans les eaux tropicales, souvent autour des récifs coralliens. C'est un être paisible et tout à fait inoffensif. Le corps possède deux grandes « ailes », une queue courte, ainsi qu'une tête presque plate avec, de chaque côté, deux extrémités appelées cornes céphaliques, évoquant un animal cornu, d'où son nom vernaculaire de « diable des mers ». Les yeux, petits, se trouvent aux côtés bas de chaque extrémité, en opposition à la bouche. L'animal possède, sur la phase ventrale, cinq paires d'ouies. La mâchoire supérieure est édentée, mais l'inférieure possède plusieurs dents dont la fonction exacte est inconnue ; il pourrait s'agir de parties vestigiales. La raie manta possède une coloration la plupart du temps bleue, mais peut être noire ou grise, souvent tachetée de blanc sur certaines parties. La zone ventrale de l'animal est généralement blanche, parfois tachetée de noir.
Elle se nourrit d'animaux planctoniques et de petits animaux nectoniques (petits poissons). Elle creuse le fond sablonneux avec ses cornes céphaliques pour obliger les proies qui s'y dissimulent à sortir et les avale grâce à sa gueule grande ouverte, les cornes céphaliques dirigeants la nourriture vers la bouche, puis l'eau est filtrée puis ressortie par les ouïes, les animaux les plus petits étant gardés pour être mangés. Ce comportement alimentaire se retrouve chez le requi baleine et le requin pèlerin. La raie manta mène une vie pélagique mais fréquente aussi les eaux superficielles près des récifs et dans les baies abritées. C'est un animal grégaire, vivant en bandes de quelques individus ou en couples, rarement seul. On l'observe souvent sauter hors de l'eau, notamment pour accoucher de ses petits. La reproduction est sexuée. Ce sont des animaux vivipares aplacentaires : l'œuf éclot ovipare dans le ventre de la femelle qui donne naissance à un seul petit d'environ 1,4 mètres tous les deux ans.
A force de me faire tirer les oreilles par mes abonnés voici enfin une nouvelle recette de cuisine.
Pour 6 personnes :
1,2 kilo de poitrine de porc fraîche
1/4 de litre de soyo (Kikkoman)
60 g de sucre
1 gousse d’ail
1 ou 2 oignons selon leur taille
1 paquet d'oignons verts ou cives
1 cuillère à café de nuoc-mam
1 botte de coriandre
Préparation : 20 mn - Cuisson : 45 mn - Repos : 0 mn -
Voici tous les ingrédients dont vous aurez besoin. Commencer par émincer l’oignon et l’ail. Enlever la couenne de la poitrine, la couper en morceaux d’1 cm de large. Faire suer le porc dans une
sauteuse, puis l’égoutter. Faire revenir l’oignon émincé. Ajouter les morceaux de porc, le soyo, un verre d’eau et un peu de nuoc-mam. Laisser cuire 35 minutes a feu doux. Préparer le caramel
avec le sucre puis l’ajouter avec l’ail haché. Laisser épaissir le tout pendant 10 minutes à feu doux.
Pour la décoration, déposer sur le porc la coriandre et l’oignon vert hachés finement.
Servir avec du riz basmati.
Aujourd’hui nous arrivons au terme de ce périple autour de ce caillou qui nous tient tant à cœur. Cette journée est en quelque sorte une journée de récupération. Elle nous permettra de nous ressourcer nous les adultes et aux enfants de se défouler après ces longues heures passées dans le mini bus. Elle nous permettra également de nous remémorer les moments que nous avons vécus lors de ce tour de la Nouvelle Calédonie. Elle permettra aux grands, mais aussi aux plus petits de garder ces souvenirs, ces images et ces moments que nous avons vécus ensemble. Nous nous rappellerons des bons moments qui sont les plus nombreux mais aussi des plus difficiles ou certaines y ont laissés des doigts, d’autres se sont même évanouies en bord de route. Tous ces moments passés, ces cris, ces rires sonnent encore à nos oreilles comme des bribes d’une vie hors du commun. La chance pour nous d’avoir vécu de tels moments dans ce paradis ou la vie même si elle ne s’est pas arrêtée est tout du moins ralentie. Là -bas tout peut attendre, là- bas le temps passe lentement et nous, nous essayons de suivre ce rythme. Le retour à PLUM se fera tranquillement comme pour emmagasiner encore plus d’images, de sons et de souvenirs. Puis viendra le temps du nettoyage et de la réintégration des véhicules et enfin la reprise de notre vie … tranquille dans ce beau pays. (des photos dans l'album portant le même nom que l'article).
Toujours à HEIHGHENE et après avoir englouti un petit déjeuner copieux au KOULNOUE VILLAGE nous sommes pris de remords et décidons de frapper quelques balles sur les cours de l’hôtel. Dans l’album « TOUR DE NC entre HEINGHENE et POINDIMIE » vous pourrez admirer des photos des pros du tennis dans des postures pas toujours à leur avantage. Le tennis n’étant pas un de mes sports favoris je décide donc d’aller faire quelques clichés sous-marins avec Guillaume et Quentin. Les photos se trouvent également dans le même album. Après avoir appréciez les derniers moments au village, nous reprenons la route pour TOUHO. Longin c’est ou TOUHO ? En Parcourant la Nouvelle-Calédonie, Touho se situe à 380 kilomètres de NOUMEA. À une heure de route du siège social de la Province Nord en passant par la transversale Koné -Tiwaka, cette route chargée d’histoires et d’évènements culturels, d’échange et de partage est aujourd’hui un véritable outil de communication, entre les populations de l’ouest et celles de l’est. Touho forte de ses 3004 habitants est une commune englobant aussi ses 11 tribus qui ont toutes leurs spécificités. Certaines bordent le littoral, d’autres sont enfouies dans la magnifique chaîne de montagnes. Avec ses atouts naturels et humains, ses campings, ses plages, ses rivières, ses cascades, ses vallées, son aérodrome, son petit port tranquille. Dernière escale de la journée nous posons nos valises à POINDIMIE. C’est le bourg le plus important de la Côte Est. Il se situe à 305 km de Nouméa, environ 4 heures de route et à 25 km de l’Aérodrome de Touho (vers l’aéroport de Nouméa-Magenta) - 44 km le long de la côte entre Ponérihouen et Touho. Environ 5 200 personnes y vivent dont 1 700 au village et 3 500 en tribu 80 % kanak, 10 % européen, 5 % autres ethnies (tahitiens, indonésiens,..) Le maire de Poindimié se nomme Paul NEAOUTYINE figure locale très connue. Nous avons décidé de passer la nuit au gite « NEWEJIE » avec la particularité que nous avons choisi de dormir tous ensemble dans une case de 11 personnes. Nous avons pris le dîner à la table d'hôte « CHEZ PIPADY ». Alors là que dire … manger … ce n’est pas le mot je dirais plutôt se régaler. Plaisir du palais, plaisir des yeux, tartare de thon + sashimi + carpaccio + rillettes + steack de thon à la sauce au thé noir + mousse de pomme liane cette table est une tuerie. Nous avons passé un moment fabuleux en compagnie de notre hôte. Nous regagnons notre case avec le ventre plein à ras bords. Nous ne trouverons le sommeil que de longues minutes après l’extinction des feux car la bonne humeur de chacun s’exprime dans cet endroit où nous sommes tous confinés. La décence veut que je ne puisse pas m’exprimer sur les exactions commises par certains en profitant de la pénombre …
Nous continuons la poursuite de notre périple autour du caillou, l'étape du jour est des plus tranquille puisque nous avons pris la décision de rester une journée complète sur la commune de HEINGHENE qui veut dire marcher en pleurant . Avec une superficie de 1069 km², la commune de Hienghène est une des communes les plus étendues du territoire calédonien. Créée le 3 janvier 1969, elle se situe à 398 Km au nord de la capitale Nouméa. Ce territoire de l’aire coutumière HOOT MA WHAAP compte aujourd’hui plus de 2 627 habitants dont la majorité réside dans les tribus composant la commune. Plus de la moitié de la population vit de produits vivriers, de la pêche et de la chasse ainsi que du tourisme. Avec ses formations rocheuses (la Poule Couveuse et les roches de lindéralique), sa végétation tropicale, ses vallées, ses rivières (la Tipindjé, la Hienghène, la Tanghène et la Ouaième), ses montagnes (le Mont Panié, réserve botanique qui culmine à 1629 m), ses plages et ses îlots, Hienghène dispose d’un patrimoine paysager des plus variés du territoire calédonien. Si l'on suit la côte en remontant vers le nord-est à flanc de montagne, le paysage alterne cascades, embouchures de rivières, cocoteraies et végétation luxuriante. La rivière de la Ouaième ne possède pas de pont,et n'en a jamais possédé. Le seul moyen d'atteindre l'autre rive et d'embarquer sur le bac. Il peut embarquer plusieurs véhicules.Il est d'autant plus célèbre et symbolique du fait qu'il soit le dernier de ce genre en Nouvelle-Calédonie. Chaque traversée est assurée par un passeur expérimenté puisque ce métier se transmet de génération en génération. C'est un passage est obligé pour quiconque se lancerait dans un tour de l'île.
Notre coté indiana Jones est mis de côté aujourd'hui pour nous ce sera farniente, glandage au Koulnoué village. La journée commence par une petite promenade où nous irons voir la fameuse poule couveuse puis visite des falaises et des grottes de la région avant de prendre un délicieux repas au gite KA WABOANA où nous gouterons de merveilleuses crevettes de creek. Le début d'après midi sera dédié à la promenade digestive avant de nous affronter au tennis sur les cours du Koulnoué. La soirée sera fidèle à nos rites c'est à dire apéro et buffet à volonté. Quel dommage que cela gâche les efforts entrepris l'après midi lors des séances de sport mais c'est tellement bon. La nuit sera réparatrice.