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Poursuite de notre périple autour du caillou, nous avons donc commencé la journée par un petit déjeuner au gîte « NAPOLEON ». Nous avons poursuivi par une petite promenade digestive sur la plage à la recherche de coquillages. C'était une bonne occasion de préparer nos parfaites musculatures à une longue journée. Nous avions décidé de rester une partie de la journée sur la commune de POUM. C'est un petit village de Nouvelle Calédonie. POUM est la 29eme plus grande ville du département. Située à 30 mètres d'altitude, 1 390 habitants résident sur la commune sur une superficie de 469,4 km². La plus grand ville à proximité de Poum est PAITA située au Sud-Est de la commune à 321 km. Le maire de Poum se nomme Henriette HMAE.

A 10 heures 30 nous avons pris la route pour le relais de POINGAM. Après une rapide visite des environs nous sommes passés à table à 13 heures 00. Outre le paysage et le décor du gîte nous avons dégusté : carpaccio de bénitier, cari de cerf, riz, crabe, tartiflette de langouste et j'en passe. Ce relais de POINGAM restera un bon souvenir et avec du recul je pense même que nous aurions du y passer la nuit à la place du gîte NAPOLEON. Effectivement l'accueil réservé dans ce dernier était des plus frais et les prestations moyennes. 14 heures 00 nous reprenons la route direction cette fois la commune de POUEBO avant de rallier la commune de OUEGUA. Pouébo est un site historique important pour le Territoire car c’est là qu’en 1774 débarqua James Cook puis Antoine Bruny d’Entrecasteaux. Mgr Douarre bâtit la première mission permanente de Nouvelle-Calédonie en 1843 sur ce petit village, qui s’étend aujourd’hui le long de la côte. Commune de la province Nord, à l'abri des récifs de la Seine et de Colnett. Elle est liée au premier établissement français de Balade, filiale de la mission de Balade en 1846 qui fut sauvée ici après le massacre de Balade en 1846. Pendant près de 20 ans, incidents et massacres entre kanaks et colons, rejoints par les premiers mineurs. Électrification dès 1915. Habitat dispersé le long du littoral. Oubatche, village sur le littoral au sud-est de Pouébo, est une ancienne commune (1883) précédée d'un poste militaire en 1868 ; son agglomération se confond aujourd'hui avec celle de Pouébo. Nous voilà maintenant à OUEGUA située à 400 km de la capitale NOUMEA, à cheval sur la côte ouest et la côte est. C'est un village paisible, où la vie de broussard est assez fort. Ce village comprend de nombreuses forêts, des rivières, mais aussi de belles plages et de magnifiques îlots comme Balabio. Sur le territoire de la commune se trouve le Diahot, le seul « vrai » fleuve de la Nouvelle-Calédonie qui coule sur 90 km à partir de sa source, le Mont Panié. Le point culminant de la commune est le Mont Colnett qui atteint les 1 505 mètres d'altitude. On compte plus de 2300 habitants dont 17 tribus, les plus importantes sont : Bondé, Paraoua, Tiari, Paraoua et comportant des secteurs dans le village : Tarap, Le Caillou, Pam Paraoua Village, Ballagam. Nous avons eu à ce moment la la présence d'esprit de contacter le futur gîte où nous devions non seulement nous restaurer mais également dormir. Heureusement … la prise de contact téléphonique est des plus particulière car finalement rien n'a été prévu malgré nos réservations pour notre alimentation au gîte. Demi tour sur OUEGUA pour tenter de trouver un petit commerce. Ce qui est chose faite en fin de journée pour quelques courses alimentaires. Nous reprenons la route pour OUANE – BATCH que nous avons finalement atteint après quelques péripéties vers 19 heures 00. L'accueil promis au téléphone est loin d'être à la hauteur puisqu'il n'y a même pas de quoi manger. Merci au responsable du gîte qui nous prêtera la salle à manger où d'autres touristes dégustent des langoustes. Pour nous ce sera boîte de pâté et pain. Nous nous coucherons pour certains dans dans bungalows éclairés à l'aide d'une batterie de voiture pour les autres en case traditionnelle. Mais finalement nos yeux se fermeront heureux des paysages que nous avons vu … c'est ça la Nouvelle Calédonie tous ces petits désagréments qui finalement à la fin restent des souvenirs impérissables. En ce qui me concerne la vue des chevaux sauvages sur ces pistes Calédoniennes resteront un bon moment. Un album est disponible il porte le nom : TOUR NC entre POUM et OUANE BATCH.

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Poursuite de notre périple autour du caillou, cette fois nous traversons diverses communes. Dans notre magnifique mini bus c'est reparti mais pas pour longtemps il faut faire boire les véhicules. Petit arrêt à POYA où il n'y aura pas que les véhicules qui s'abreuveront. POYA se situe entre BOURAIL et POUEMBOUT, à 210 Km de Nouméa. C'est un carrefour géographique et culturel entre le Nord, le Sud de la côte Ouest et la chaîne Centrale. POYA est la seule commune de la Nouvelle-Calédonie qui se partage entre la Province Nord et la Province Sud. On le découvre lorsqu’on arrive au sommet d’un col, offrant une vue panoramique superbe de la vallée et de la chaîne montagneuse. L'itinéraire que nous avons choisi va nous mener à POUEMBOUT petit village de Nouvelle Calédonie. POUEMBOUT est la 28eme plus grande ville du département.
Elle est située à 250 mètres d'altitude et voisine des communes de KONE, 1 471 habitants résident sur la commune de POUEMBOUT sur une superficie de 674,3 km² (soit 2,2 hab/km²).
La plus grand ville à proximité de POUEMBOUT est la ville de PAITA située au Sud-Est de la commune à 191 km. Après quelques clichés photographiques que vous pourrez voir dans l'album «tour de NC entre BOURAIL et POUM», nous voici à KONE. Commune de Nouvelle Calédonie située sur la côte ouest de la Grande terre. Il s'agit du chef-lieu de la Province Nord, où siège l'hôtel de Province ainsi que les services principaux du Commissaire délégué de la République qui relayent les services du Haut-commissaire délégué du gouvernement en Nouvelle-Calédonie pour la Province Nord. C'est une commune très peu peuplée, avec 4 500 habitants au recensement de 2004, ce qui en fait la 10e commune la plus peuplée du territoire sur 33. Avec 373,6 km², il s'agit de l'une des plus petites communes de l'archipel (la 23e) avec une densité de 12 habitants au km² qui n'est que très légèrement inférieure à la moyenne de la Nouvelle-Calédonie (12,4 hab./km²). Nos projets nous ont emmené jusqu'à VOH où nous avions décidé de faire le plein de nos estomacs cette fois au restaurant « Katysa ». Un repas sympa y était servi, au menu tazar, riz, pommes persillés, choux braisé et autres … Je suis persuadé qu'à ce stade le mot VOH vous parle un peu non ? C'est quoi et c'est où VOH ? C'est une petite ville de Nouvelle Calédonie. VOH est la 21eme plus grande ville du département. Elle est située à 35 mètres d'altitude, 2 240 habitants (appelés les Vohiens,Vohiennes) résident sur la commune sur une superficie de 804,9 km² (soit 2,8 hab/km²).
La plus grand ville à proximité de Voh est la ville de PAITA située au Sud-Est de la commune à 214 km. Une des particularités de cette petite commune est le cœur de VOH qui se trouve sur le territoire de la commune. Il a été rendu célèbre en faisant la couverture du livre La Terre vue du Ciel du photographe Yann Arthus-Bertrand. Il s'agit d'une clairière naturelle dans la mangrove bordant le lagon Calédonien. Le message fort transmis par cette curiosité de la nature a fait du Cœur de Voh un symbole d'une Terre qu'il est urgent de préserver. Quelques clichés sont disponibles dans l'album. Pour digérer nous avons fait une petite sieste sur la plage de GATOPE puis avons repris la route. Nous voilà à KAALA GOMEN. Le nom de cette commune est tiré de celui d'une montagne et de la tribu de Gomen. La ville a été fondée sur son emplacement actuel en 1899, dotée d'une commission municipale nommée par le gouvernement, celle-ci se transforme en conseil municipal élu en 1961 et en commune à part entière en 1961. On trouve sur le territoire de la commune le village minier de Thiebaghi, qui a été la plus importante mine de chrome du monde de 1902 à 1964. Les installations minières de Tiébaghi sont aujourd'hui abandonnées. Kaala-Gomen abrite également le village de Ouaco, connu pour la conserverie de bœuf du même nom qui s'y trouve et les mines de nickel. Un peu plus loin nous passons par KOUMAC qui se trouve à environ 362 km de NOUMEA. Un sketch de Patrick TIMSIT en parle d'ailleurs. Tout se passait bien jusqu'à présent jusqu'à ce que notre Sandrine nationale pour se venger de Catherine ne lui coince les doigts dans la porte du mini bus. Douleurs horribles pour Catherine à qui je prodigue les premiers soins avec ma petite trousse à pharmacie. Plus de peur que de mal pour Catherine, mais non c'était sans compter sur miss brushing qui en voyant les doigts de sa belle mère n'a rien trouvé de mieux que de s'étaler comme une crotte et s'évanouir au sol. Tout cela sous les yeux de Guillaume et Pierre en colère car cette série d'incidents allait gréver notre emploi du temps. Et voilà notre Fred qui tente de porter cette masse sur quelques mètres et lui porter secours. J'aurais jamais du, elle me considère maintenant comme son sauveur et ne me lâche plus … quelle plaie. A présent une nouvelle tache m' incombe : je ferme les portes afin d'éviter tous nouveaux accidents! Nous voila arrivé au gite Napoléon à POUM fin de cette journée pleine d'émotion. Après un bon repas a base de gratin de crabe, saucisse de cerf, riz et entrement nous fermerons doucement nos petits yeux dans nos bungalows respectifs.

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Je vais aujourd'hui vous faire partager en quelques articles notre tour de la Nouvelle Calédonie. Il est possible de faire le tour du caillou sans jamais repasser par le même endroit alors sans prétention voici l'itinéraire que nous avions choisi. Tout d'abord quelques explications. Nous avions décidé de faire cette virée entre amis et nous nous sommes retrouvés avec la tribu RANDU mais ça ce n'est pas un scoop on ne s'est pas quitté pendant toutes ces années. La petite nouveauté était que nous étions accompagnés de Catherine et Pierre et de belle maman qui malgré tous mes efforts avait fini par nous retrouver même à 20 000 kilomètres de la FRONCE … Nous avions pour l'occasion loué un mini bus et Guillaume et Pierre servaient de serre file avec les bagages et la logistique. En ce qui me concerne j'avais l'avantage d'être le chauffeur du mini bus, mais également le portier, le GO et vous le verrez plus tard l'infirmier du groupe. C'est un comble avec un Kiné dans le lot … J'ai décidé simplement en quelques lignes de vous faire découvrir chaque ville que nous avons traversées. Vous pourrez trouver accompagnant chaque article un ou plusieurs albums photo portant le même titre que l'article. Grâce à mon Guigui je suis en mesure de fournir des renseignements précis qui rafraichiront la mémoire de ceux qui participaient à ce tour. Nous avons donc quitté PLUM pour BOURAIL terme de notre premier STOP à 08 H 15. Après une petite halte à NOUMEA nous en sommes repartis à 09 H 30. Les chose sérieuses commencent sur la route dans un minibus pas très discipliné. Nous arrivons finalement à Fort Teremba à 11 H 30 ou nous débutons la visite. Vous pouvez d'ailleurs voir un album portant le nom de « FORT TEREMBA ». Nous voilà de nouveau sur la route et prenons notre déjeuner au camping de POE à 13 H 00. A 14 H 00 nous profitons de la plage de POE puis finalement nous irons faire un petit tour dans la baie des tortues et profiterons un moment du panorama. A 17 H 00 nous irons faire quelques courses au petit magasin local. A 19 H 00 nous irons diner chez nos amis les »BLANCOS ». Après un apèro obligatoire les filles ne tenant plus sans leur dose d'alcool. Guillaume à noté que nous avons fait un barbecue ou nous nous sommes régalés de cotes de porc, de cerf et de diverses salades locales. Nous finiront la journée en apothéose ou nous passerons la nuit à 11 dans 2 chambres au camp militaire de NANDAI suite à une erreur. J'aime au tant vous dire que notre Guillaume avait les nerfs. Pas question de tolérer un grain de sable dans notre mécanique bien huilée … Tout ça méritait bien une bonne nuit de sommeil non?

Plus sérieusement BOURAIL se situe à 162 km de NOUMEA. C'est la commune la plus rurale de la grande terre. C'est une ville jeune puisque la moitié des habitants ont moins de 30 ans. Beaucoup des habitants de BOURAIL vont continuer leurs études à NOUMEA. Pour éviter cette baisse de population, la commune créé de plus en plus d'écoles. Il y a environ 2000 enfants scolarisés dans les écoles, il n'y a pas de lycée d'enseignement général. La commune se situe à la fois dans les montagnes et au bord de la mer. Les plages sont touristiques mais restent sauvages, elle sont un lieu prisé des surfeurs. Il y a six tribus dans la commune, on les départage en deux sortes, les Oroe (ceux de la montagne) et les Neku (ceux du bord de mer). Quatre d'entre elles se trouvent au nord et deux pas loin du littoral. BOURAIL est le nom du chef-lieu de la commune, on y trouve le musée de BOURAIL. Les ressources sont l'agriculture et les élevage : essentiellement de bovins mais aussi de porcins, cervidés, volaille et de l'apiculture. Il y a 300 hectares de maïs et 200 de pommes de terre, on pratique aussi la culture vivrière.

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Vous m'avez souvent demandé ou j'avais trouvé les musiques que je diffuse sur le blog. J'ai bien évidement acheté des albums dont celui de Tim. Un des artistes Calédonien que j'apprécie beaucoup est Tim SAMEKE. Il a mis au gout du jour le style de musique que l'on peut trouver en Nouvelle Calédonie. J'ai trouvé sur "youtube" un de ses morceaux qui avait illustré ma page d'accueil il y a quelques années. Je vous faits partager ce morceau appelé "Océanie". Si mes souvenirs sont bons ce morceau avait été fait par lui pour les jeux océaniens. En dessous vous pouvez trouver une photo de Tim SAMEKE que j'avais vu en 2005 sur la place du Mwa Ka à NOUMEA. J'espère que vous apprécierez.


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J'ai reçu quelques messages me demandant de continuer le fameux dictionnaire caldoche ... alors voila c'est chose faite avec un mot nouveau aujourd'hui.
Astiquer
Frotter pour nettoyer. Battre (employé aussi pronominalement: s'astiquer ,se battre)."Je me suis fait astiquer par mon frangin"."Hubert et moi, on s'est astiqué pour Esmeralda". Astiquer prend aussi le sens d'aller vite ou d'accélérer: "Astique ! on va être en retard ! ".

Allez je vous souhaite une bonne journée je me dépêche sinon je vais me faire astiquer c'est sur.

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Une petite visite dans le monde du silence est ce que ça vous dit ? Oui ? Alors je vous invite à visionner une nouvelle petite vidéo prise aux abords de l'îlôt CHARRON.
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Le notou est le plus gros pigeon arboricole du monde. Sa longueur du bec à la queue est d'approximativement 50 cm, son poids varie de 500 grammes à plus d'un kg. Il est de couleur gris bleuté ardoisé, avec du marron sur les ailes, sur le ventre et sur la queue. Le bec, les yeux et les pattes sont rouges. Le notou vit dans les forêts humides, du nord au sud de la Grande Terre où il est endémique. Le notou est difficile à apercevoir, mais il est repérable grâce à son chant sourd. Il recherche, en effet, des perchoirs élevés. Par temps de pluie ou au lever du jour notamment, il se perche au dessus de la canopée. Son activité durant la journée n'est pas débordante. I1 reste en permanence dans une zone de surface très limitée. La distance moyenne de vol est de 40 m. Le notou est un oiseau peu actif, la durée moyenne entre deux vols est de 40 minutes, Il peut rester parfois de longues heures immobile sur une branche. Toutefois, lors de la fructification des Pandanus (de juin à août), on peut observer des déplacements importants de notous qui quittent leur lieu de résidence habituel pour s'établir pour une brève période dans les zones riches en Pandanus dont il se nourrit tôt le matin ou le soir. En Nouvelle-Calédonie, les notous souffrent de différentes manières de la présence de l'homme. La forêt humide tend à régresser et il est très apprécié des chasseurs.
La chasse et la capture sont interdites, sauf durant les samedis et dimanches du ler avril au 30 avril inclus. La prise maximum par journée et par chasseur est de 5 notous. Le colportage et la vente sont interdits. Le notou se nourrit de graines et de fruits. Entre Juin et octobre, il se nourrit essentiellement de fruits de Pandanus. Mais il consomme également les fruits de plus de 40 espèces différentes. Il n'existe pas de dimorphisme sexuel. Si le notou reste habituellement dans une même zone, on ne peut toutefois pas parler de territoire, car il ne défend pas cette surface contre ses congénères. Cependant, en période de nidification, les couples nicheurs défendent une zone de nourrissage par des cris d'agressivité et des attaques envers leurs congénères.

La période de nidification se situe généralement entre octobre et novembre. Au début de la période de reproduction, le couple devient plus actif et construit un nid avec des brindilles. Le nid ressemble à une vaste plate-forme de trente à quarante cm de diamètre et de huit à quinze cm d'épaisseur. La femelle notou pond le plus souvent un seul gros oeuf blanc de cinq cm de long et trois cm de diamètre. Pour l'incubation et le nourrissage du jeune, le mâle et le femelle se relayent afin de pouvoir aller se nourrir. Le petit reste au nid cinq semaines, puis prend son indépendance.

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La roussette est une grande chauve-souris. Elle a une jolie tête fine, un peu semblable à celle d'un renard. Elle fait partie de l'espèce des Chiroptères qui sont apparus sur terre il y a 65 millions d'années. Il en existe à présent 800 espèces dans le monde, divisées en deux grands groupes : les Microchiroptères ou chauvesouris, petites et insectivores, possédant un sonar pour se diriger, et les Mégachiroptères ou roussettes, grandes et frugivores, dépourvues de sonar. Tout le corps de la roussette est couvert d'une fourrure fauve et noire. Les poils, de consistance plus ou moins laineuse, sont assez longs. Les membres antérieurs s'épanouissent en une main hypertrophiée, entre les doigts très fins de laquelle s'étend une mince membrane dépourvue de poils, le patagium, le tout formant une aile. L'envergure est d'environ 110 cm. Les membres postérieurs, minces et inclus dans la membrane, se terminent par un pied griffu, en relation avec le mode d'accrochage, tête en bas. La roussette peut atteindre une taille de 40 cm pour un poids de 500 à 600 g environ. La roussette rousse, endémique au territoire, est la plus commune des trois espèces de roussettes présentes en Nouvelle-Calédonie. Elles vivent en forêt ou en haut des vallées boisées, près des pics et des falaises, dans des lieux généralement difficiles d'accès aux hommes. Mammifères aux mœurs crépusculaire et nocturne, elles passent toute la journée dans leur campement ou nid. Elles choisissent généralement de très grands arbres qu'elles ne quittent que le soir pour aller à la recherche de leur nourriture. Les roussettes, dans leur campement, forment une communauté fermée, constituée de quelques centaines de mâles, de femelles et de jeunes. Elles vivent généralement en colonies séparées, mâles d'un côté, femelles de l'autre. Ce sont des animaux grégaires. Elles restent fidèles à leur campement, parfois pour plusieurs générations, mais si elles sont constamment dérangées, toute la troupe s'en va s'établir ailleurs. Ces perchoirs de jour sont d'autant plus vitaux qu'elles sont incapables de creuser un terrier comme les rats ou de construire un nid comme les oiseaux. La roussette se nourrit la nuit; elle est frugivore. Elle absorbe le jus des fruits (oranges, mandarines, papayes, goyaves de Chine et raffole des pommes d'acajou et des figues de banian. Elle aime également le nectar des fleurs de cocotier, d'érythrine, de niaouli et du cerisier bleu. Elle boit l'eau des flaques avec ses ailes qu'elle utilise comme des cuillères pour porter l'eau à sa bouche.
Vous pouvez voir quelques clichés de roussettes dans l'album du même nom.

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Après un longue absence, je me suis décidé à faire un petit post sur le blog. Je voulais aujourd'hui parler du Cagou. Il s'agit de l'animal emblématique de la Nouvelle Calédonie. Il est malheureusement de plus en plus rare et il devient difficile de pouvoir l'apercevoir. En ce qui me concerne je n'ai pu le voir qu'en captivité au pard forestier de NOUMEA. Voila donc une petite description de cet animal en voie de disparition.
Le Cagou ou Kagou huppé (Rhynochetos jubatus) est une espèce
d'oiseau qui mesure environ 55 cm, de couleur grisâtre, aux longues plumes occipitales, au plumage blanchâtre orné de barres sur les ailes. Il est presque incapable de voler. C'est le seul représentant de la famille des Rhynochetidae. Il vit exclusivement en Nouvelle Calédonie dans les forêts humides et dans certains types de zones broussailleuses. Il se nourrit d' insectes de larves et d'escargots. Il construit un nid sommaire à même le sol, à l'aide de branchages et de feuilles sèches. La femelle y pond un unique œuf (6 à 7 cm de longueur) dont elle partagera l'incubation, et ensuite le nourrissage, avec le mâle. Le jeune est brun avec des raies plus sombres sur le dos. Il est souvent représenté dans des postures agressives : huppe dressée, plumes gonflées. Ce comportement est surtout visible en captivité ; dans la nature, il adopte un comportement plus conforme à son tempérament craintif. Recherché pour le commerce de ses plumes dans les années 1900, et victime de la disparition de son habitat naturel à cause de l'exploitation des mines de nickel, le Cagou est devenu rare et menacé. Il est aujourd'hui protégé par la loi. Ce sont les chiens, les cochons sauvages, les chats, et les rats qui le menacent le plus sérieusement.Le cri du cagou a la particularité de ressembler à un jappement de jeune chien.

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Qu’il soit dur, mou, blanc ou coloré, solitaire ou en colonie, le corail est une création pour le moins atypique de la nature. En effet, son aspect incroyablement diversifié et sa composition étonnante, en font un animal. Ce que, encore aujourd’hui, beaucoup de gens ignorent.  

Il est constitué d’une conglomération de polypes dont le squelette, qu’il produit lui-même, est fait de calcaire. S’il fut pierre pour les uns, fleurs pour les autres, ce n’est qu’au XVIIIe siècle qu’un jeune médecin marseillais du nom de Peyssonnel déclara "la fleur de cette prétendue plante n’est au vrai qu’un insecte semblable à une petite ortie". Hélas, comme toute découverte scientifique, celle-ci ne fut tout d’abord pas admise, et il fallut attendre que le Hollandais Tremblay remit ses travaux au grand savant Réaumur, pour que celui-ci en soit convaincu et décide de reconnaître la nature animale de cette "fleur".

Du corail, des coraux.

Le corail, de l’embranchement des Coelentérés, se retrouve sous les formes les plus diverses. C’est néanmoins à partir du corail rouge: Corallium rubrum, que le terme de corail englobe à présent différents groupes d’animaux.Il existe deux classes de coraux, ceux à 8 tentacules (octocoralliaires), ayant leur propre squelette interne comme le corail rouge, le corail de feu, les gorgones ou les alcyons. Et ceux aux tentacules multiples de 6 (hexacoralliaires), connu sous le nom de madréporaires, qui sont pour la plupart des animaux coloniaux pourvus d’un squelette externe calcaire. Chaque polype du corail sécrète un squelette, dur ou mou. Il pourra grandir chaque année de quelques millimètres à plusieurs centimètres.
De toutes les couleurs de l’arc-en-ciel et de formes les plus diverses et inimaginables, les coraux, ouverts en ombelles géantes, en coussins hérissés de pointes, en cornes d’élan, cerveaux, buissons, branchages, dentelles, labyrinthes, fleurs, fouets…nous offrent une vision infinie et extraordinaire, crée par cette grande dame qu’est la nature.

Vie et mort du corail.

Le polype (hermaphrodite) du corail est le résultat de la rencontre d’un spermatozoïde et d’un ovule, provenant de ses propres glandes sexuelles. Dans les eaux claires des mers chaudes en particulier, c’est la nuit que soudain les "têtes" de corail, semblables à de minuscules anémones, s’ouvrent et dans une véritable explosion scintillante, vont mettre au monde des milliers de gamètes mâles et femelles qui en fusionnant donneront naissance à des larves appelées Panula. Celles-ci se disperseront alors à la surface des eaux, puis se laisseront retomber sur les récifs, se transformant à leur tour en polype. Les polypes embryonnaires vont s’y fixer, se diviser, y vivre et y mourir, attendant l’année suivante et un nouvel appel de la lune… Pour construire leur squelette, les polypes vont extraire le carbonate de calcium de l’eau de mer, le transformer en calcaire, scellé par des éponges et algues microscopiques. Lorsqu’ils mourront, ce squelette demeurera. Ainsi les colonies coralliennes sont le résultat de centaines de polypes morts recouverts de polypes vivants qui mourront bientôt à leur tour. Mais que mangent les polypes? Et bien tout simplement du plancton. Rappelons que le plancton est un ensemble d’êtres microscopiques, animal ou végétal, (algues, larves de crustacés, oeufs de poissons...) que l’on trouve en suspension dans les eaux. De plus, la plupart des coraux vivent en parfaite symbiose avec des "zooxanthelles", algues microscopiques qui, par la photosynthèse, transforment l’énergie solaire en nourriture, lui fournissant les produits nécessaires à la calcification de son squelette. En retour les algues se nourrissent des sous-produits organiques du métabolisme du corail. Mais il suffit d’une situation de stress (eh oui, le corail peut être "stressé"!) pour que les petites algues soient alors rejetées et notre corail comme vieilli prématurément, se met à blanchir et peut même en mourir. Les coraux sont parfois solitaires, mais le plus souvent forment des colonies. Ainsi les récifs coralliens naissent de l’accumulation de ces madrépores. Certains sont vieux de 5’000 ans. Ils se développent en général dans les zones peu profondes des mers chaudes. Ayant en effet besoin d’oxygène et de lumière pour accomplir leur photosynthèse, ils restent là où pénètrent encore les rayons du soleil. La Grande Barrière de corail d’Australie, les atolls des Maldives ou de Polynésie, les récifs coralliens de la Mer Rouge en sont de bons exemples. Ces véritables "forêts" coralliennes vivent en parfaite symbiose avec nombre de plantes et animaux. Elles abritent des myriades de poissons multicolores. Les poissons-demoiselles s’y cachent, les poissons-perroquets les dégustent, les échinodermes (oursins, étoiles de mer) se nourrissant d’algues nettoient ainsi le récif. De minuscules crevettes translucides imitent leur couleur, comme le font les caméléons, et s’y dissimulent, de petits crabes-araignées ligotent sur leur carapace des polypes vivants pour eux aussi se confondre avec leur hôte. Le poulpe y cache ses oeufs, le mérou s’y repose… Bref, le corail est un abri idéal contre les prédateurs! Hélas, le corail a bien des ennemis…

Les ennemis du corail.

Si les poissons-papillons se régalent de polypes, les poissons-perroquets broutent les coraux et recrachent le calcaire sous forme de petits nuages vaporeux, l’Acanthaster qui peut mesurer jusqu’à 60cm de diamètre, est bien la plus redoutée! Cette étoile de mer évagine son estomac, l’étend comme une pieuvre qui recouvrirait le moindre relief pour lécher, aspirer, dissoudre le corail et victorieuse, le digérer…
Je citerai aussi les cyclones qui les endommagent, les trop grandes hausses ou baisses de température, car le corail est plus fragile qu’il n’y paraît, il meurt en dessus de 29° et en dessous de 18°. La désalinisation, les UV trop forts, les maladies. Sans oublier son principal prédateur: l’Homme! Bien avant Jésus-Christ, le corail avait su séduire des joailliers… le corail rouge décorait les bijoux, les casques, les fibules. Au cours des XVe et XVIe siècles il sera abondamment utilisé, mais c’est en Chine et au Japon, puis en Italie que l’art du corail sera le plus florissant. Les Arabes eux, travaillent le corail noir pour en ciseler des chapelets, des colliers. Quant aux pêcheurs de corail, ils le vendent aux touristes en quête d’un souvenir des îles.
Le fond des mers est peu à peu dépossédé de sa parure de corail, les poissons sans abri migrent vers d’autres territoires, certaines espèces disparaissent. Sur les atolls des Maldives on utilise le corail pour construire des digues et des maisons, les récifs explosent à grand renfort de barres à mines! La pollution qui sévit quand les eaux usées domestiques sont rejetées dans les lagons, dégrade dangereusement les récifs de coraux. Heureusement certaines mesures sont prises pour le sauvegarder. Souvent, la pêche du corail est interdite. On tente de plus en plus et partout où le corail est présent, d’"éduquer" la population en lui inculquant le respect de l’environnement et donc du corail, sous forme d’informations, de dissuasions, voire d’interdictions. Les touristes sont eux aussi invités à ne pas céder à la tentation. Les polypes, architectes et décorateurs de talent, érigent des constructions étonnantes qui offrent nourriture et abri à ses locataires et vivent avec eux en parfaite symbiose. Mais le récif corallien reste un écosystème fragile et menacé. Avec sa faune et sa flore, il est à lui seul un microcosme de notre petite planète bleue. Ne ne nous reste donc qu’à en prendre grand soin…

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