Publicité


Qu’il soit dur, mou, blanc ou coloré, solitaire ou en colonie, le corail est une création pour le moins atypique de la nature. En effet, son aspect incroyablement diversifié et sa composition étonnante, en font un animal. Ce que, encore aujourd’hui, beaucoup de gens ignorent.  

Il est constitué d’une conglomération de polypes dont le squelette, qu’il produit lui-même, est fait de calcaire. S’il fut pierre pour les uns, fleurs pour les autres, ce n’est qu’au XVIIIe siècle qu’un jeune médecin marseillais du nom de Peyssonnel déclara "la fleur de cette prétendue plante n’est au vrai qu’un insecte semblable à une petite ortie". Hélas, comme toute découverte scientifique, celle-ci ne fut tout d’abord pas admise, et il fallut attendre que le Hollandais Tremblay remit ses travaux au grand savant Réaumur, pour que celui-ci en soit convaincu et décide de reconnaître la nature animale de cette "fleur".

Du corail, des coraux.

Le corail, de l’embranchement des Coelentérés, se retrouve sous les formes les plus diverses. C’est néanmoins à partir du corail rouge: Corallium rubrum, que le terme de corail englobe à présent différents groupes d’animaux.Il existe deux classes de coraux, ceux à 8 tentacules (octocoralliaires), ayant leur propre squelette interne comme le corail rouge, le corail de feu, les gorgones ou les alcyons. Et ceux aux tentacules multiples de 6 (hexacoralliaires), connu sous le nom de madréporaires, qui sont pour la plupart des animaux coloniaux pourvus d’un squelette externe calcaire. Chaque polype du corail sécrète un squelette, dur ou mou. Il pourra grandir chaque année de quelques millimètres à plusieurs centimètres.
De toutes les couleurs de l’arc-en-ciel et de formes les plus diverses et inimaginables, les coraux, ouverts en ombelles géantes, en coussins hérissés de pointes, en cornes d’élan, cerveaux, buissons, branchages, dentelles, labyrinthes, fleurs, fouets…nous offrent une vision infinie et extraordinaire, crée par cette grande dame qu’est la nature.

Vie et mort du corail.

Le polype (hermaphrodite) du corail est le résultat de la rencontre d’un spermatozoïde et d’un ovule, provenant de ses propres glandes sexuelles. Dans les eaux claires des mers chaudes en particulier, c’est la nuit que soudain les "têtes" de corail, semblables à de minuscules anémones, s’ouvrent et dans une véritable explosion scintillante, vont mettre au monde des milliers de gamètes mâles et femelles qui en fusionnant donneront naissance à des larves appelées Panula. Celles-ci se disperseront alors à la surface des eaux, puis se laisseront retomber sur les récifs, se transformant à leur tour en polype. Les polypes embryonnaires vont s’y fixer, se diviser, y vivre et y mourir, attendant l’année suivante et un nouvel appel de la lune… Pour construire leur squelette, les polypes vont extraire le carbonate de calcium de l’eau de mer, le transformer en calcaire, scellé par des éponges et algues microscopiques. Lorsqu’ils mourront, ce squelette demeurera. Ainsi les colonies coralliennes sont le résultat de centaines de polypes morts recouverts de polypes vivants qui mourront bientôt à leur tour. Mais que mangent les polypes? Et bien tout simplement du plancton. Rappelons que le plancton est un ensemble d’êtres microscopiques, animal ou végétal, (algues, larves de crustacés, oeufs de poissons...) que l’on trouve en suspension dans les eaux. De plus, la plupart des coraux vivent en parfaite symbiose avec des "zooxanthelles", algues microscopiques qui, par la photosynthèse, transforment l’énergie solaire en nourriture, lui fournissant les produits nécessaires à la calcification de son squelette. En retour les algues se nourrissent des sous-produits organiques du métabolisme du corail. Mais il suffit d’une situation de stress (eh oui, le corail peut être "stressé"!) pour que les petites algues soient alors rejetées et notre corail comme vieilli prématurément, se met à blanchir et peut même en mourir. Les coraux sont parfois solitaires, mais le plus souvent forment des colonies. Ainsi les récifs coralliens naissent de l’accumulation de ces madrépores. Certains sont vieux de 5’000 ans. Ils se développent en général dans les zones peu profondes des mers chaudes. Ayant en effet besoin d’oxygène et de lumière pour accomplir leur photosynthèse, ils restent là où pénètrent encore les rayons du soleil. La Grande Barrière de corail d’Australie, les atolls des Maldives ou de Polynésie, les récifs coralliens de la Mer Rouge en sont de bons exemples. Ces véritables "forêts" coralliennes vivent en parfaite symbiose avec nombre de plantes et animaux. Elles abritent des myriades de poissons multicolores. Les poissons-demoiselles s’y cachent, les poissons-perroquets les dégustent, les échinodermes (oursins, étoiles de mer) se nourrissant d’algues nettoient ainsi le récif. De minuscules crevettes translucides imitent leur couleur, comme le font les caméléons, et s’y dissimulent, de petits crabes-araignées ligotent sur leur carapace des polypes vivants pour eux aussi se confondre avec leur hôte. Le poulpe y cache ses oeufs, le mérou s’y repose… Bref, le corail est un abri idéal contre les prédateurs! Hélas, le corail a bien des ennemis…

Les ennemis du corail.

Si les poissons-papillons se régalent de polypes, les poissons-perroquets broutent les coraux et recrachent le calcaire sous forme de petits nuages vaporeux, l’Acanthaster qui peut mesurer jusqu’à 60cm de diamètre, est bien la plus redoutée! Cette étoile de mer évagine son estomac, l’étend comme une pieuvre qui recouvrirait le moindre relief pour lécher, aspirer, dissoudre le corail et victorieuse, le digérer…
Je citerai aussi les cyclones qui les endommagent, les trop grandes hausses ou baisses de température, car le corail est plus fragile qu’il n’y paraît, il meurt en dessus de 29° et en dessous de 18°. La désalinisation, les UV trop forts, les maladies. Sans oublier son principal prédateur: l’Homme! Bien avant Jésus-Christ, le corail avait su séduire des joailliers… le corail rouge décorait les bijoux, les casques, les fibules. Au cours des XVe et XVIe siècles il sera abondamment utilisé, mais c’est en Chine et au Japon, puis en Italie que l’art du corail sera le plus florissant. Les Arabes eux, travaillent le corail noir pour en ciseler des chapelets, des colliers. Quant aux pêcheurs de corail, ils le vendent aux touristes en quête d’un souvenir des îles.
Le fond des mers est peu à peu dépossédé de sa parure de corail, les poissons sans abri migrent vers d’autres territoires, certaines espèces disparaissent. Sur les atolls des Maldives on utilise le corail pour construire des digues et des maisons, les récifs explosent à grand renfort de barres à mines! La pollution qui sévit quand les eaux usées domestiques sont rejetées dans les lagons, dégrade dangereusement les récifs de coraux. Heureusement certaines mesures sont prises pour le sauvegarder. Souvent, la pêche du corail est interdite. On tente de plus en plus et partout où le corail est présent, d’"éduquer" la population en lui inculquant le respect de l’environnement et donc du corail, sous forme d’informations, de dissuasions, voire d’interdictions. Les touristes sont eux aussi invités à ne pas céder à la tentation. Les polypes, architectes et décorateurs de talent, érigent des constructions étonnantes qui offrent nourriture et abri à ses locataires et vivent avec eux en parfaite symbiose. Mais le récif corallien reste un écosystème fragile et menacé. Avec sa faune et sa flore, il est à lui seul un microcosme de notre petite planète bleue. Ne ne nous reste donc qu’à en prendre grand soin…

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander


Je vous invite si vous le souhaitez à découvrir avec moi quelques poissons que l'on peu trouver en Nouvelle Calédonie. Prenez une petite inspiration, je vous emene avec moi ... c'est parti.
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Voila une bonne nouvelle pour éviter le pillage du corail en Nouvelle Calédonie. Le 01/07/2009 l'exportation de celui-ci devient strictement interdite. Voila un bon moyen pour la protection du patrimoine Calédonien et de son lagon.

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

                                 
                                                         Aouh ou awou !
Cette interjection d'origine mélanésienne vraisemblablement du côté de Houaïlou exprime d'une manière aiguë et pressante le désir de quelque chose, c'est un peu l' équivalent de "Par pitié"."Aouh toi, donne un gâteau à moi !"

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander


Aprés avoir passé 03 ans à PLUM, je me décide à faire connaitre un peu cette commune. Ne cherchez pas PLUM car vous aurez bien du mal à trouver. En effet, elle fait partie de la commune du MONT DORE, voici un peu d'histoire ... 

D'abord nommée Mont D'or lorsque il y a bien longtemps on y avait trouvé quelques paillettes du précieux métal, la commune s'est ensuite appelée Mont-Dore avec la venue des missionnaires catholiques auvergnats. Le Mont-Dore est une véritable commune depuis seulement 1970 et n'a connu que quatre maires. Elle résulte de l'agglomération de Pont-des-Français, la Conception, Saint-Michel, Robinson, Boulari, Saint-Louis, La Coulée, Le Vallon Dore et Plum qui constituent une zone urbaine aujourd'hui. Dans le Grand Sud, le village de Prony et l'Ilot Casy ont préservé des témoignages de l'époque du Bagne : les forçats de l'administration pénitentiaire y ont devancé les éxilés de la Commune de Paris.
Il s'agit ici d'un contraste époustouflant avec le reste de la Nouvelle Calédonie. Effectivement par ici la terre y est ocre, rouge ... Le vert intense de la végétation et ce rouge est certe un peu spécial au départ mais finalement le charme fini par opérer rapidement sauf peut être pour les vetements qui une fois en content avec ce sol en porterons la trace indélébile ...
Celui qui aime la nature adorera le Mont-Dore. On y pratique les randonnées à pied ou en VTT, qui conduisent dans la vallée ou au bord des rivières. Les sources, les forêts, ou encore le point d'observation du passage des baleines en saison passionneront les amoureux de la nature et de sa faune. Canyoning, canoé-kayak et randonnée 4x4 surprendront aussi les sportifs. Quand aux loisirs aériens, nautiques ou sous-marins, ils séduiront à leur tour les chercheurs de sensations.
Le Mont-Dore conjugue tous les plaisirs  avec ses atouts naturels. On y trouve encore des vestiges du passé et un regard tourné vers l'avenir. La baie de Prony et sa magnifique aiguille sous-marine, le Carénage et l'Ile Ouen offrent des sites exceptionnels pour découvrir la beauté du Sud. Port Boisé, le village de Prony ou l'Ilot Casy restent des étapes incontournables d'une véritable découverte de l'extrême sud de la Grande Terre. Mais pour combien de temps puisque ce que la nature à mis des millions d'années à fabriquer, l'homme pour quelques profits est en train de le détruire avec l'usine de GORO NICKEL par exemple. L'exemple de cette fuite d'acide qui à détruit la faune et la flore dernièrement est un exemple marquant. L'église de la Conception et la mission de Saint-Louis, même si une infime minorité de jeunes habitants de Saint Louis n'ont de cesse que d'en donner une bien mauvaise image, témoignages du passé, côtoient la grande ferme éolienne de Plum.

Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander



INGREDIENTS
2 filets de poisson de 500 g, 2 œufs, 200 g de farine ordinaire, 5 g de curry, 1 bain de friture, Sel et poivre
USTENSILES
2 petites assiettes creuses, une friteuse, une poêle  ou un bac à frire.
PREPARATION
Coupez le poisson en petite tranche et réservez Mettre dans une assiette, la farine, le curry, mélangez et réservez Cassez les oeufs en séparant le jaune du blanc dans l'autre assiette battre et réservez Cuisson: Dans une poêle ou dans un bac a frire, mettre l'huile a chauffer a feu fort jusqu'à frémissement, puis abaissez le feu Enrobez les morceaux de poisson au fur et a mesure et successivement dans l'assiette d'oeufs battus, puis dans la farine Placez les morceaux dans le bain d'huile et laissez jusqu'à obtenir une couleur brune de chaque côté Retirez et laissez égouttez

Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander

Ingrédients

- 1 petite Squash par personne
- 1 Poulet
- oignons, ail
- lait de coco (nature ou boite)
- sel, poivre

Ustensils

- couteau
- cuillère
- papier aluminium

Etapes

Découper le dessus (autour du pédoncule) de la squash, en rond, et vider la. Mettre de coté ce morceau.
Couper le poulet, oignons, ail en petit morceaux et les mettre dans squash, verser le jus de coco, saler, poivrer, couvrer avec le morceau, envelopper la squash avec du papier aluminum et mettre soit au four, soit dans la braise (bien meilleur) ... pour controler la cuisson, planter la pointe d'un couteau, vers le haut de la squash

Conseils

- cuisson à la braise, c'est excellent
- ajouter piment suivant gout ...
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander

Une myriade de poissons clowns se mettent en travers de mon chemin. Ils sont trés inquiets de me trouver là.
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander

Néologisme né après la ne guerre mondiale. Désigne les premiers transports en commun. (L'appellation est sans doute un "américanisme" approximatif). Ils assuraient les transports urbains et aussi les trajets en brousse", pour lesquels ils se spécialisèrent par la suite. Le terme est encore en usage aujourd'hui, essentiellement en brousse", pour désigner des déplacements spécifiques relatifs aux travaux routiers ou miniers: "Rassembler une équipe de 12 hommes pour lundi : le baby-car sera à l'embranchement de la mine à 6h30" est le genre d'avis assez fréquemment entendu à la radio.

Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander


En nouvelle Calédonie, toute la vie du clan est réglée par la culture de l’igname. Le temps social s’écoule parallèlement au cycle du tubercule qui détermine la date des grands événements : le sacre du chef, la naissance, le mariage, le deuil, les alliances … En juin/juillet, quand le « wâbwa » et le niaouli sont en fleurs, les hommes défrichent, désherbent, brûlent et préparent le billon qui recevra la semence. En août, quand les petites branches du gaïac sèchent et deviennent cassantes, quand l’érythrine perd ses feuilles et que lilas et manguier sont en fleurs dans la chaîne, le tubercule est planté. Alors que les crevettes d’eau douce se rassemblent près du bord, sous les rochers, pour frayer, le martin-pêcheur quitte le bord de mer pour la chaîne et par son chant  fait sortir l’igname. Septembre voit sortir de terre la fleur d’igname en même temps que les nouvelles feuilles du « wâbwa ». Le notou se moque du cultivateur qui est encore en train de planter. En octobre, les roussettes ont leurs petits sous leurs ailes, l’érythrine est en fleurs, les crevettes de rivière se dispersent, le martin pêcheur retourne au bord de mer et la tige sèche de roseau destinée à guider l’igname sur son tuteur est fichée en terre. Le tubercule de l’année se forme.
Novembre et décembre voient grossir le tubercule quand le banian jaunit, que les gommiers sont en fleurs, que l’on plante les bananiers et que les roussettes lâchent leurs petits. De décembre à février on ne donne que peu de soins à l’igname de peur de troubler sa croissance. Les travaux sont effectués avant 09h00 et après 16h00 car il est dit que l’odeur de la sueur dégagée aux heures chaudes indispose l’igname qui risque de faner. En janvier, le vent d’ouest, qui amène une soudaine chaleur, menace de dessécher la partie aérienne de l’igname. Les corbeaux endémiques font leurs nids dans les bois pourris. En février, les ignames de prémices fanent et la chasse aux notous commence. Mars voit la récolte des ignames de prémices en même temps que le goyavier, l’oranger et le mandarinier donnent leurs fruits. En avril, mai et juin, c’est la récolte de l’igname, si la liane sèche avant la feuille, la récolte sera bonne. Dans la chaîne, les roussettes sont grasses, les jeunes cerfs ont des cornes molles. Dans le lagon le dawa est gras comme les tortues et les becs de cane, c’est l’époque des pleines marées basses. Ainsi va le cycle de l’igname en pays kanak et nous avons eu la chance d’en vivre un épisode fort. Avec l’igname nouvelle, les clans de la tribu communient en se partageant le premier tubercule cuit pour tous et distribué à tous. C’est également l’occasion d’une fête où l’on mange les mets traditionnels : roussette, notou, taro ...

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Publicité

Musique Locale


Wetr Kanak Songs of Lifu

Images Aléatoires

Syndication

  • Flux RSS des articles
Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus